Veda signifie littéralement connaissance.
La science védique :
Les textes et les pandits (les érudits) de la tradition védique nous disent que le véda n’a pas d’histoire, qu’il n’est pas né de découvertes successives, ni de la réflexion de quelques savants. Il n’a son origine ni dans le temps, ni dans un lieu particulier, il est présent en tout point de l’espace et du temps, étant par nature, leur essence et leur origine.
Bien que le siège de la tradition védique ait toujours été en Inde, les pandits et les textes expliquent que la science védique ne s’inscrit ni dans un lieu, ni dans une culture particulière, elle est inscrite dans la fibre même de l’Etre, illimitée et immortelle comme la vie elle-même. Présente partout et en tout temps, sous-jacente à chaque phénomène, source et but de toute transformation, la connaissance pure est de nature absolue.
Les historiens s’accordent pour dire que la tradition védique est la plus ancienne tradition de connaissance préservée par l’homme.
Le véda réside dans la conscience, dans l’être pur. Le véda est l’impulsion fondamentale, primordiale de la nature.
La science védique est à la fois globale et spécifique, et sa spécialité est de maintenir une référence constante à la totalité, tout en pénétrant dans les détails. Elle donne aussi une image complète de l’infini de la vie, de sa source première à toutes ses expressions. Elle nous enseigne le moyen de vivre cette totalité dans notre vie de tous les jours.
« Le véda est dans la conscience, le véda est la conscience »
« La connaissance est structurée dans l’être, la conscience universelle.
Quiconque ouvre sa conscience individuelle, à ce niveau fondamental de la vie verra la connaissance jaillir dans son esprit et dans son corps ».
Rik-Véda
Il est important de souligner ici que le véda et l’hindouisme sont deux domaines distincts. L’Hindouisme comme toutes les religions, est un système de croyance créé par l’homme. Ce système a été élaboré par les populations qui vivaient, il y a quelques 3000 ans, sur les bords du fleuve Indus, au Nord de l’Inde. S’il est vrai que l’Hindouisme s’est directement inspiré des textes védiques pour établir le fondement de sa pensée et ses rituels, et que les Hindous considèrent les textes védiques comme étant les écritures de leur religion, il est essentiel de bien comprendre que le véda, lui, n’est pas œuvre humaine. Il ne s’inscrit pas dans le temps. Le véda est tous simplement comme les lois de la nature sont, existent.
Textes védiques :
Les textes védiques, eux, sont simplement la transcription phonétique exacte (en sanscrit védique) de ces impulsions de la loi naturelle qui constituent ce qu’on appelle le langage de la nature. Le véda décrit ce qui est, simplement. Les textes nous invitent à leur secret et à la réalité qui est la vie, notre vie, notre réalité, notre essence. Pendant des millénaires, les hommes de la civilisation védique, se sont contentés de maintenir la tradition orale, de chanter le chant de la vie, de le vivre et de le transmettre de génération en génération. Situation d’un érudit : « on n’a pas commencé à écrire les textes parce que la tradition commençait à se perdre, mais la tradition commença à se perdre quand on a commencé à écrire les textes ».
« Le véda est pour l’être humain » disent les textes. Il fournit les voies permettant de faire l’expérience de cette conscience humaine. Il est également dit que le véda n’a pas besoin d’être traduit dans une autre langue que la sienne, la langue de la nature. Il suffit de l’approcher à son propre niveau pour l’entendre, le comprendre, et le vivre. La traduction des textes ne fait que déformer les expressions de la connaissance pure. Le véda n’a pas besoin de commentaire non plus, il est son propre commentaire.